A l'Aube du Cauchemar.

Alors c'était ça... Nous allons servir de cobayes à une organisation scientifique illégale. Et nous allons voir notre identité violée, notre exclusivité oubliée. Ou alors nous allons mourir... ou peut-être pire...
Le premier jour Philippe, Pierre, Alexandre, Paul et moi passons des examens médicaux extrêmement poussés et fatiguents. résistance psychologique et physique, biométrie complète,...
Finaleme
nt Pierre est retenu pour l'expérience de "télécopie". Philippe, alexandre et moi sommes retenus pour une autre expérience dont nous ignorons la nature.
Pa
ul est gardé sur place avec nous au cas où il faudrait "remplacer" un cobaye! L'ambiance n'est pas réellement au rendez-vous mais nous n'avons ni le temps ni l'envie de réfléchir. On ne contrôle rien, nous voilà réduits à l'état de cobayes après avoir servi de pions. Cela n'a rien de gratifiant une guerre. Au contraire, elle est la preuve de l'imperfection de l'Homme. Tous ces morts, toutes ces recherches pour être encore plus destructeur ou s'emplir les poches... nous pensions aider la science pour sauver notre patrie. Je suis sûr qu'il se passe quelquechose de sale derrière tout ça. Mais je ne serais peut-être bientôt plus de ce monde. Et quand bien même je survivrais à tout cela, que pourrais-je faire pour redonner espoir à ceux qui comptent pour moi? De toutes façons la moitié d'entre eux sont déjà "en train de m'attendre"...

Le jour-J arrive. Pierre est amené dans une espèce de bulle en verre recouverte d'emmetteurs. Au milieu se trouve un fauteuil allongé où il s'allonge. On lui met des electrodes sur le corps, on referme la porte, on surveille les moniteurs de contrôle, et la procédure commence.
Pierre
commence à ressentir des vertiges, il se sent traversé de toutes parts, il suffoque un peu, son rythme cardiaque augmente mais il tient bon. Pour éviter des interférences, la cabine est insonorisée, on lui fait signe d'être courageux, il nous sourit peiniblement. Chaque seconde paraît une heure, la procédure doit durer 3 minutes.
O
n entend l'orage qui gronde au dehors. J'ai peur pour le matériel car la procédure crée un champ électromagnétique très important. Je n'ai pas tort...
Effecti
vement, à quelques secondes de la fin de l'expérience, la foudre s'abat sur le bâtiment. L'alimentation passe alors sur les générateurs de secours. Malheureusement, une lagère surtension dûe au changement de circuit déclenche les programmes de sauvegarde de sécurité... et la procédure stoppe!
Pierr
e pousse un cri hurlement indescriptible, un flash fait chanceler tout le monde à proximité de la bulle, puis le silence revient. Pierre est emmené en bloc de réanimation.
"Il ne
s'est jamais rien passé, le dossier est clos." voilà ce qu'on trouver à dire les scientifiques. Je n'ai pas de mots pour décrire la haine et le dégoût que j'éprouve. Philippe est également révulsé. Il remarque en revanche un problème sur un des écrans. Il faut savoir que la théorie de télécopie repose sur une équation physique bien connue: E=mc².
Qu'est c
e que cela veut dire? Tout simplement que la création de matière nécessite une énorme quantité d'énergie! C'est l'inverse de la bombe atomique où l'on utilise de la matière pour créer un maximum d'énergie!
Et
l'écran confirme l'utilisation de l'énergie stockée dans les conteners-batteries reliés à la bulle où devait apparaître le "clone"...
L'éne
rgie a été utilisée? Mais alors, où donc est passé le clone?
A l'Aube du Cauchemar.

# Posté le samedi 03 décembre 2005 09:30

Modifié le samedi 03 décembre 2005 11:14

Chacun son tour...

Chacun son tour...
Le lendemain, alors que nous sommes inquiets au sujet de Pierre; Philippe, Alexandre et moi sommes convoqués au labo. Le projet pour lequel nous avons été retenus est assez spécial. En fait, les scientifiques se demandent si il est possible d'utiliser le rayonnement du télécopieur pour un usage médical. Aussi bien pour le traitement des cancers (étant donné son efficacité d'extraction et traitement de données), que pour des manipulaions sur le sujet lui-même: de la simple exposition jusqu'à l'irradiation contrôlée visant à modifier le génotype dans sa globalité.
Pour résumer, au nom d'une idée humanitaire, ils comptent modifier notre code ADN.
Mais encore
une fois, nous nous forgeons l'idée que le choix n'est plus une option.
Le soir to
mbe de nouveau sur la base, cette fois la météo est calme...
Nous sommes
placés dans les bulles-conteners, et la procédure commence de nouveau. Il ne s'agit pas de duplication ici, mais le malaise est tout aussi insupportable. Ce que nous ignorons à ce moment précis, c'est la présence d'espions ennemis parmi les chercheurs. Ceux-ci comptent s'approprier la technologie du télécopiage et supprimer les témoins directs (à savoir, nous). ils reproduisent volontairement l'incident de la veille et nous nous evanouissons dans l'inconscience la plus totale!
il
ne reste que le froid et le noir....
Je rest
e là, seul, vulnérable, privé de moi-même, et j'attends...
Cela semble u
ne éternité. Même le temps n'existe plus là où je suis.
Mais... où suis-
je?

Et quand suis-je?..
.

# Posté le vendredi 09 décembre 2005 17:40

Modifié le samedi 10 décembre 2005 06:39

Le jour où l'Apocalypse fut annoncée.

Le Cauchemar commence...
Le jour où l'Apocalypse fut annoncée.

# Posté le samedi 10 décembre 2005 07:09

Réveil au milieu du cauchemar!

Réveil au milieu du cauchemar!
Combien de temps ai-je été inconscient? Je ne sais pas. J'ai encore froid! j'ai mal partout! Mes bras, mes jambes, mon ventre, mais surtout ma tête! Je n'ose pas bouger! Je suis conscient mais j'ai du mal à bouger! Il faut que je sache ce qui se passe! Suis-je mort? Et Philippe? Et Alexandre? Où sont-ils? Morts eux aussi?
non ce n'est pas possible! La mort, ça ne peut pas être ça!
Je sens à présent comme une odeur de souffre, et un léger vent souffle je me trouve.
Je commence à aller un peu mieux, la te me tourne moins...
Bon sang qu'est-ce qui a bien pu se passer?

# Posté le dimanche 11 décembre 2005 14:46

Où est Alex?

Où est Alex?
Je regarde autour de moi, Philippe est allongé à côté de moi; inconscient lui aussi. Nous sommes dans une grandes salle en ruine. J'ai du mal à distingier parfaitement la pièce car mes yeux ont du mal à s'adapter à la luminosité qui, pourtant, est assez faible. Par ailleurs, un des murs s'est en partie effondré et laisse entrer une lumière qui m'éblouit. Je tente de me lever pour regagner la brèche après m'être assuré que Philippe va bien.
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# Posté le dimanche 11 décembre 2005 14:56